Église: la drôle d’offre d’emploi de Macron

Hier, Emmanuel Macron a prononcé un drôle de discours. Il a voulu, disait-il, restaurer le lien abîmé entre l’Église et l’État.

Je ne le trouve pas abîmé, moi, ce lien. L’État consulte à l’occasion les responsables des cultes. Il ne ferme pas les églises. Et s’il mène une politique sans cohérence aucune avec l’idéal chrétien du service du frère – comme je le pense – c’est un problème de lien entre l’Église et la société, pas avec l’appareil d’État.

Donc déjà là c’était le tollé assuré. Le malentendu soigneusement disposé – « je pose ça là » – et le piège béant : vous approuvez ? alors, soit vous défendez le césaropapisme (crac dedans : infraction à la laïcité) soit vous êtes disposé(e) à signer le contrat que je vais vous tendre.

Quel contrat ?

« J’appelle les catholiques à s’engager politiquement.

Votre foi est une part d’engagement dont notre politique a besoin. »

Voilà l’une des formules qui m’a le plus frappé. Emmanuel Macron ne demande pas aux catholiques de s’engager pour la société, la cité, la collectivité (appelez ça comme vous voudrez) ou leurs frères, mais parce que sa politique en a besoin. Pas la nation, pas les Français : sa politique.

Nous retrouvons plus loin cette attente de voir les catholiques se mettre au service, non de leurs frères, mais du pouvoir :

« La République » (sous-entendu : le gouvernement d’Emmanuel Macron, comme exposé précédemment) attend de [nous] trois dons » : celui de [notre] sagesse, celui de [notre] engagement, celui de [notre] liberté.

Et quel est ce besoin ?

Il l’avait dit quelques secondes plus tôt.

« Nous avons besoin de l’aide catholique pour tenir ce discours d’humanisme réaliste. »

L’aider à tenir son discours. L’aider à mettre en place « l’humanisme réaliste », l’humanisme version Macron, l’humanisme version Gérard Collomb qui prend, de Calais au col de l’Échelle, des formes qu’on qualifiera pudiquement de controversées.

L’Église, les catholiques, et particulièrement ceux qui s’engagent déjà, pourraient être simplement consultés, comme c’est la prérogative de n’importe quel citoyen ou groupe de citoyens dans un régime démocratique et laïc, pour exprimer ce qu’il estime être une politique humaine et juste. Elle a pour cela l’expérience de la glaise du réel, comme M. Macron n’oublie pas de le rappeler. Du CCFD aux innombrables paroisses ouvertes aux migrants, du Secours catholique aux bénévoles d’Emmaüs ou d’Habitat et Humanisme, d’Église Verte à l’ACAT en passant par les innombrables engagements associatifs, paroissiaux, individuels ou de congrégations pour le service du frère pauvre, l’Église aurait beaucoup à dire pour rappeler à l’État ses devoirs vis-à-vis des faibles et des pauvres. Mais ce n’est pas cela qu’attend de nous Emmanuel Macron. Ce n’est pas d’exprimer ni de témoigner à temps et à contre-temps la radicalité de l’Évangile, la Bonne Nouvelle et l’amour inconditionnel du prochain. Ce qu’il attend, c’est de « l’aider à tenir un discours d’humanisme réaliste ». De construire les éléments de langage qui verniraient d’humanisme sa politique, laquelle ne déviera pas d’une virgule.

Car après la flatterie épaisse, où pas un mot-clé ne manque, ni Ricoeur ni Simone Weil, ni les « racines », après la proposition de poste, vient le temps du cadrage du contrat. Le monde est complexe et lui, Emmanuel Macron, maîtrise le complexe, le réel, le pragmatique. Que l’Église le serve, mais lui, Emmanuel Macron, sera le chef.

Son discours fleuve reprend en trois fois cette structure flatterie-proposition de poste-rappel de qui sera le chef. Les catholiques, sous Macron, seront priés de rester à leur place. Généralités, migrations, bioéthique : « le monde évolue », « le discours de l’Église » (car ce n’est au fond qu’un discours de lobby, n’est-ce pas ?) se heurte à des « réalités complexes et contradictoires », et enfin : ce qui est attendu des catholiques, c’est leur sagesse et leur humilité. Énième reprise du mantra politicard contemporain : rappelez-vous que vous n’êtes pas tout à fait assez intelligents pour comprendre notre époque, la politique, le marché, le réel : ça, c’est notre prérogative, à nous, les hommes politiques.

Sachez donc humblement obéir et pas davantage. Faites ce que vous savez faire, vous avez un très beau CV en humanitaire ! mais faites-le sous l’autorité de votre n+1 : Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron n’a pas cherché à dialoguer avec l’Église. Il lui a transmis une offre d’emploi, sans cacher le moins du monde le rapport de subordination qui s’ensuit. Il attend une Église « En Marche », adhérente et soumise à la discipline de son parti. Il a proposé hier à l’Église un poste de Chief Humanisation Officer dans la startup France.

Ce poste, c’est un job, ou plutôt un stage non rémunéré, sous l’autorité du Président de la République, consistant à lubrifier sa politique en lui assurant un vernis d’humanisme qui servirait à faire taire les râleurs d’un côté et de l’autre. Le service d’humanisme-washing « dont sa politique a besoin ».

Tous les réseaux en ont hurlé, croyant au retour du catholicisme d’État pour le moins.

Pour moi, catholique ed’base dans son carré de roseaux, ç’a été un moment pénible. Très pénible. Dans la phase flatterie : collant, sirupeux, écoeurant comme vile barbapapa. Je n’ai pu, tant en direct qu’à la relecture, me défaire du désagréable sentiment d’être réduit au rang de client d’un marketing ciblé bien ficelé. Tous les mots-clés ont défilé, soigneusement collectés par le Big Data. De quoi crier « Quine ! » à la fin de chaque phrase. Un coup de catholiques qui ont modelé la France, un coup d’hommage aux savoir-faire, un coup de racines, un coup de loi de 1905, le saupoudrage de citations choisies, un coup vers les cathos sociaux, un coup vers les cathos de centre droit, un coup vers les cathos tendance identitaire, chacun son sachet de bonbons, tandis qu’hurlait la gauche laïque sur les réseaux.

Si j’eusse eu dans le bec un fromage, je l’y aurais perdu. Pas pour montrer ma « belle » voix (aux élections ? déjà ?), mais pour crier : lâche-moi la grappe (de la Vigne). C’était tellement grossier.

M. Macron, mon engagement de catholique n’est pas pour vous. Ce que je tâche de faire, clopin clopant, derrière le Christ, pour la cité, pour la France, pour mes frères en humanité, ce n’est pas pour vous.

Tu connais, Manu, cette prière de saint Ignace ?

Prends Seigneur et reçois

toute ma liberté,

ma mémoire, mon intelligence

toute ma volonté.

Et donne-moi, donne-moi,

donne-moi seulement de t’aimer.

Donne-moi, donne-moi,

donne-moi seulement de t’aimer.

(…)

Tout est à toi, disposes-en

selon ton entière volonté

et donne-moi ta grâce,

elle seule me suffit.

Relis-la bien et cette fois, sans te prendre pour le Christ, bien que tu sembles aimer ça.

Ce n’est pas à toi, Manu, que l’Église doit et donne tout ça. C’est au Seigneur seul. Et quoique tu en aies, tu n’es pas le Seigneur.

J’ai très envie de conclure avec une expression pas policée du tout, à son adresse et à celle de tous ceux de bords politiques divers qui tentent ou tenteront la même approche. Mais comme c’est lui qui s’est exprimé hier, c’est à lui aujourd’hui que je dis : Manu, l’Église n’a pas à être ton Église.

 

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La Croix de qui ?

Vais-je me faire haïr de la cathosphère si je me dis franchement agacé par la tournure de #MontreTaCroix ?

epeiredeleglise

C’est un peu paradoxal, vu que je porte en toutes circonstances une croix franciscaine en bois, d’au moins dix-huit millimètres d’envergure. Et pourtant.

Résumons le contexte : une commune a reçu le trollesque cadeau d’une statue de saint Jean-Paul II surmontée d’un crucifix colossal et comme l’édifice est disposé sur l’espace public, le Conseil d’État ordonne de conserver la statue mais de démolir la croix. Cette espèce de jugement digne d’un Salomon mâtiné de chef de bureau de la Direction des Dons et Legs est perçue par tout ou partie des catholiques de France comme une tentative de plus de les gommer de la surface du pays. Subséquemment icelleux ont en masse posté des photos de croix sous l’intitulé #MontreTaCroix puis se sont félicités de voir « Twitter rempli de croix ».

Les uns ont posté la croix de chemin qui domine leur paysage familier ou leur tient à cœur. D’autres celle de leur église paroissiale ou même de leur foyer. Objectif déclaré : afficher ce qu’on voudrait nous faire cacher. « S’ils se taisent, les pierres crieront » (Lc 19, 40). Rappeler qu’un décret de Conseil d’État ne raie ni le passé ni le présent d’un trait de plume. Entre nous, sur ce point, on s’en doutait déjà : si la statue reste, la Croix n’est-elle pas présente, eût-on ôté la croix en pierre, disgracieuse au demeurant par sa taille excessive écrasant l’œuvre de sa masse ? Rappeler que la France a été longuement pétrie de ferment chrétien et que son sol est constellé de lieux où l’on a prié, prêché, rendu grâce pour une mission, une délivrance, une fondation. Soit, mais… et après ?

Et après ? Trop souvent crier « la France est chrétienne, poing ! » (sur la table).

Des coups de poing sur la table.

Des croix brandies comme les piquants d’un porc-épic en rogne.

Des signes d’occupation du territoire par un parti.

Pour un peu, les lances d’une armée.

Une bonne part des spectateurs, en tout cas, l’a pris comme cela et c’est tout le problème.

Ceux qui ne partagent aucune foi sont, très souvent, portés à voir dans une Église, a fortiori l’Église catholique, un parti politique comme les autres, dont on ne sait trop s’il croit vraiment au surnaturel qu’il professe ou s’il est totalement cynique, mais qui, en tout cas, œuvre dans un seul but : conquérir le terrain et le pouvoir et y déployer son programme, comme n’importe quel parti. De là, entre autres, l’incompréhension absolue face au refus de l’Église de réécrire un programme adapté aux mœurs et à l’air du temps, plus apte à séduire l’électeur.

Et cette erreur de perspective est source de malentendus littéralement sanglants. Il faut en sortir, c’est vital.

Or le souci, le gros souci de l’avalanche de #MontreTaCroix c’est qu’il a fourni de l’eau à ce moulin. C’était encore un code très intelligible entre nous mais qui, de l’extérieur, avait tout pour être lu de travers. Nous avons brandi notre croix comme Gattaz son pin’s, Mitterrand sa rose, les maoïstes leur Petit livre rouge, d’autres encore la Croix de Lorraine d’un De Gaulle dont la tombe doit ressembler à une dynamo propre à garantir l’indépendance énergétique de la France. Comme des militants de parti.

Nous nous sommes comptés et retrouvés très heureux entre nous.

Nous avons parfois voulu emplir Twitter d’un peu de prière et ça n’aurait pas dû faire de mal.

Mais de l’extérieur, nous sommes passés pour un groupe d’activistes sur la défensive et formant la tortue. Pour des militants de parti soucieux de brandir leur signe de ralliement et d’occuper le terrain, ou plutôt de le revendiquer en criant « PREM’S ! »

Nous voilà bien avancés.

D’abord parce que sous ce mot-dièse on trouve une avalanche d’insultes antichrétiennes rageuses et de basses calomnies proférées par des twittos trop heureux de détourner le mot clé pour y poser du négatif. Bref, quand on se fait gloire de voir #MontreTaCroix « en TT France », il faut savoir qu’une bonne part de ces tweets, en réalité, lui crachent dessus.

Ensuite parce que c’est un peu facile de montrer sa Croix. Mais ce qui est attendu de nous, ce n’est pas de la brandir. C’est de la porter (Mt 16, 24). Et ça, c’est une autre histoire. Et quant à la Croix, non pas la nôtre, non pas une croix dont nous revendiquons la propriété, non pas celle qui nous servirait à marquer notre territoire, mais celle du Christ, il ne s’agit pas non plus de la tenir devant nous, mais de nous tenir devant elle. Et c’est tellement difficile qu’à l’heure où stabat mater dolorosa, parmi tous ses disciples, il en restait un avec elle. Pas deux : un. Même les deux autres qui avaient vu Jésus transfiguré et à qui ç’aurait quand même dû suffire s’étaient prudemment carapatés.

Et la seule montagne au sommet de laquelle trônait la Croix, c’était le Golgotha.

Et une montagne au sommet de laquelle trône une croix, ce n’est pas « ici commence les terres du clan catho ». C’est une évocation du Golgotha.

Ce qui est fait est fait. Sur Twitter, on ne voit des gens que ce qu’ils disent. Je ne me permettrai pas, jamais, de classer ceux qui ont posté un #MontreTaCroix parmi les « hypocrites qui se donnent en spectacle ». Que sais-je de leur engagement de chaque jour ? Et ceux qui se portent au secours des SDF, des chômeurs, des migrants, des sans-abri, des malades et que sais-je montrent en cela la Croix.

Mais, justement, revenons à cela, là, tout de suite. Ne brandissons pas la croix comme un badge, témoignons de l’Évangile. Ne marquons pas un territoire pour le Fils de l’homme qui n’a pas de pierre où reposer la tête. Allons jusqu’aux extrémités de la terre, mais pour faire des disciples, pas des conquêtes.

Nous n’avons pas de raison d’accepter de nous cacher. Nous avons le droit de montrer la Croix. De toute façon, elle est dressée sur le monde et le Conseil d’État n’y peut rien. Nous pouvons la montrer de bien des façons. Nous sommes appelés à aimer par des actes et en vérité (Jn 3, 18), et d’ailleurs n’avons-nous pas entendu ce dimanche que les plus grands commandements étaient d’aimer Dieu de toute notre force et notre prochain comme nous-mêmes ?

Cet évangile vient à pic nous rappeler comment, maintenant, nous pouvons aller de par le monde montrer la Croix.

Santon mauvais ? La crèche en questions

Noël approche – si, si – et bien sûr, le sapin est devenu marronnier : une crèche dans « l’espace public », ou même visible depuis l’espace public, constitue-t-elle une infraction à la loi de 1905, un viol de conscience, un retour en force de l’obscurantisme en plein XXIe siècle, un fait culturel ou la preuve de la mainmise du Vatican tentaculaire sur la République laïque et… heu… républicaine ? Quels sont les risques pour l’usager d’être sauvagement attaqué par un roi mage enragé dans la file d’attente des cartes grises ? Autant de questions que le débat démocratique et libre ne saurait laisser sans réponse.

À n’en douter pas, donc, l’équilibre démocratique, identitaire et surtout psychique de la nation repose sur le fléau de la balance qui soupèse devant l’Histoire un buste de Marianne en plâtre de Paris à ma gauche, et un peloton de santons de Provence (IGP) à ma droite.

Le débat s’annonce passionnant, vif et houleux, puisque, comme chacun sait, quand il y a débat, il y a des « oh ! »

La dernière tendance fait état de crèches admises sous conditions. Mais lesquelles ? Qu’attendre de notre classe politique et de nos courants citoyens sur le sujet ?

Tour d’horizon des petites phrases à prévoir, ou pas.

Transportons-nous aux alentours du solstice d’hiver 2016…

Du côté du Front national, bien entendu, on ne badine pas avec les racines chrétiennes et l’identité de la France : Marie apparaîtra sans voile et Joseph sans barbe. Cette initiative reçoit l’inattendu soutien de Bernard Cazeneuve qui explique vouloir ainsi éviter tout mouvement de foule ou vent de panique analogue à celle qui avait saisi une gare de banlieue à la vue d’un inoffensif pope orthodoxe ; en outre, l’humble berceau sera placé sous la garde assidue de trois soldats romains, de la Legio Vigipiratas.

Ceux-ci seront notamment chargés de l’examen minutieux des sacs et coffrets apportés par les visiteurs. On redoute en effet l’introduction de matières interdites par ce biais innocent, et à ce propos, la place Beauvau indique avoir placé sous surveillance et fiché S trois individus prétendant venir d’Orient, sans autre précision, débitant une histoire à dormir debout d’étoile qui se serait levée quelque part. Robert Ménard n’a pas laissé passer l’occasion d’exiger la communication de leur identité et de leur trajet : l’édile biterrois voit dans le cortège des santons une invasion en règle. « Pas du tout », s’indigne dans un communiqué la Conférence des évêques de France qui rappelle que dans Lc 2, 20 « les bergers repartirent en louant Dieu » et qu’en Mt 2, 12 « les mages rentrèrent chez eux » !

Rude bataille, du reste, à prévoir autour du cortège des bergers. « Leur présence est là pour rappeler l’importance de la profession agricole. Nous ne la laisserons pas à des bobos néo-ruraux et ce sera l’occasion de redire non aux loups, aux ours, et aux législations venues de la ville qui étouffent le revenu agricole » martèle la FNSEA, tandis que FERUS et France Nature Environnement envisagent au contraire une députation de bergers partenaires de la protection de la nature accompagnés de leurs patous.

« La crèche ? Oui, mais écologique ! », surenchérit EELV qui pose toutefois ses propres conditions. « L’étoile sera basse consommation, alimentée par une éolienne, la paille issue de l’agriculture biologique, et on prendra particulièrement soin du bien-être de l’âne et du bœuf. » « Et toujours rien du côté biodiversité et bâti », grommelle Fabien D…, chargé d’études LPO. « On pourrait pourtant poser un nichoir à Effraie au-dessus de la mangeoire et creuser une mare à proximité. L’enfant Jésus bercé par le chant des crapauds accoucheurs, ça serait pas meugnon ? » « Il faut concilier ces approches pour une vraie écologie intégrale. Mais gare à la récupération marchande. Pas question pour le Christ de paresser dans un berceau de marque et d’être nourri de lait artificiel. Pourquoi pas un porte-smartphone sur son biberon pour la Vierge Marie tant qu’on y est ? » dénonce la revue Limite.

La réconciliation autour d’une crèche ouverte et écolo ? Ce n’est pas gagné d’avance. « Ce que nous défendons, ce sont des mesures vraiment de droite, pour une France fière. Pas une crèche auprès de laquelle des bobos des villes défilent avec leur panier », assène Nicolas Sarkozy pour qui l’Église est « avant tout l’exemple formidable d’une startup familiale qui a conquis le monde avec des méthodes disruptives ». « Nos crèches seront les crèches de la paille OGM et du chauffage au gaz de schiste », rappelle Luc Chatel, qui signale par ailleurs que le CETA qu’il espère bien voir prestement ratifié s’oppose au bétail bio dans la sainte étable. « Il faut être innovant », enchaîne Emmanuel Macron qui envisage déjà de remplacer la vétuste caverne par « un bâtiment HQE témoignant de l’excellence française, préfigurant un vaste pôle de compétitivité », dont la réalisation serait confiée à Vinci dans le cadre d’un PPP. Et voilà déjà des zadistes qui envisagent de s’enchaîner devant l’humble berceau …